vendredi, mai 09, 2008

Peut-être faudrait-il que j'arrête ce blog , après tout qu'est ce que ça m'apporte ? Le monde est vide, muet en attente comme un coeur sous perfusion dans une chambre d'hopital. C'était une passerelle dans le silence d'une vallée austère, j'y ai pensé cet après-midi en allant à Bourg d'Oisans, une passerelle de fer rouillée menait aux anciennes usines désafectées, c'était noir malgré la profusion végétale, j'ai traversé des villages morts , regardé et photographié des symboles qui
disaient la dure vie de ce pays , encastré dans les montagnes, la mairie, l'église, la place, les mines, la boulangerie de la mine et les murs des usines où pendent encore des treuils rouillés. Apprivoiser la montagne est difficile , peur de ne pas retrouver mon chemin, de rencontrer des bêtes sauvages. Je ne sais pas pourquoi la montagne me fait cet effet . Tout le long de la route coule La romanche que l'on voit jaillir des failles puis se tordre , tumultueuse dans d'étroits corridors brillante sous le soleil.
J'ai beaucoup de mal à écrire, oh je ne parle pas de la poésie , des trucs simples que je mets sur ce blog. Justement le côté immédiatement accessible du blog, si attrayant va à l'encontre de l'écriture.
Enfin je ne sais pas.
Au retour je me suis arrêtée pour voir un imprimeur au Péage de Viz.
Et ce soir à l'heure des oiseaux, chants et lilas fleuri qui apaisent l'âme, j'ai préparé une pizza et je suis ravie, contente, touchée par la jolie présence à la maison de Laure, l'amie de Vincent.

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Très juste ton questionnement de cette difficulté d'écrire dans un monde désaffecté. Ton texte est important.
Je t-embrasse.
.

07:17  

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