88.
Il y a une pensée qui me désole, je ne sais pas aimer ou d'une façon si médiocre, si "féminine"si inachevée, si peu dans le don et l'amour désinteressé .
Je ne sais pas accueillir les élans de ceux qui viennent vers moi, attirés par mon côté mignonne et gentille, pas trop con, parce que les relations fondées sur l'apparence et le look me semblent faussées dès le départ.
Mais en même temps c'est cela que je montre aux autres.
La vie est faite de ces élans des uns vers les autres, c'est l'essentiel , l'élan ce qu'il y a de plus beau dans l'être humain, aller vers l'autre comme un enfant va vers le monde, sans peur, en riant, en étant léger, en faisant des bisous, certes c'est égocentrique, mais c'est de la joie pure, l'élan vers, et moi, j'y réponds par une pirouette, genre j'en ai rien à foutre de ton élan, c'est gravissime et je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à présent , un peu quand même, ce côté dur de mon père, exigeant, mais je me prends pour qui?
Il faudrait pouvoir être neutre, ne pas rejeter l'Autrel' accueillir comme une bonne mère, celle dont on garde l'image au fond de soi, ou être comme ces religieuses dont on sait qu'on trouvera chez elle l'amour pur sans désir, sans contradiction, sans emprise.
Le désir, c'est ça le pb.
C'est trompeur et en même temps essentiel, momentané et instable( où est l'objet de mon désir? partout? dans la vie) il ne fonde aucun amour et pourtant c'est par lui que le monde est monde.
Il donne mauvaise conscience( Adam et Eve)affaiblit, et dans cet état de désordre dans lequel il nous met, on finit par ne plus avoir de conscience du tout.
Je voudrais bien essayer de comprendre cela.
Pour certains, les hommes en général, l'absence de paroles, de mots et de communication n'est peut-être qu'une manière absolue de participer et de communiquer , d'être au monde. J'ai du mal avec les gens qui ne parlent pas,( et je sais bien pourquoi!) et c'est pire encore avec ceux qui parlent trop, mais je dois absolument accepter cela, sans forcement juger par rapport à mon histoire. En fait je passe mon temps à juger les autres en fonction de moi. Pourtant il me semble que je suis loin de détenir la vérité, et chaque rencontre avec autrui est là pour me le rappeler.
J'en ai marre de cette configuration -oedipienne-?? où je ne fais que jouer le jeu des relations merdiques parce que moi même j'impose des relations merdiques et de pouvoir.
Je sais bien que mon pb. est là, et il est pour moi d'une violence extrême, ce contraste entre cet amour que je porte aux autres, à l'humain en général, cet élan spontané vers les autres, et cette difficulté à accueillir en moi, l'amour d'un autre en particulier, dès que je sens que j'y perds une parcelle de liberté , je veux bien donner, mais pas recevoir. C'est dingue quand même!
Et si je ne reçois pas l'autre, si je ne lui laisse pas une place en moi, si je ne l'accepte pas tel qu'il est, dans sa différence forcément différent de moi, sans juger systématiquement sa façon d'être en fonction de critères intellos à la con, ou des apparences, où est l'amour dans tout cela?
J'ai beaucoup de travail à faire, il faut que je change et tout ne me semble pas perdu.
Lacher prise, est-ce si difficile? tout en gardant intacte la relation au monde et aux autres et à l'autre , et en restant simple, en ne compliquant pas tout.
Il y a une pensée qui me désole, je ne sais pas aimer ou d'une façon si médiocre, si "féminine"si inachevée, si peu dans le don et l'amour désinteressé .
Je ne sais pas accueillir les élans de ceux qui viennent vers moi, attirés par mon côté mignonne et gentille, pas trop con, parce que les relations fondées sur l'apparence et le look me semblent faussées dès le départ.
Mais en même temps c'est cela que je montre aux autres.
La vie est faite de ces élans des uns vers les autres, c'est l'essentiel , l'élan ce qu'il y a de plus beau dans l'être humain, aller vers l'autre comme un enfant va vers le monde, sans peur, en riant, en étant léger, en faisant des bisous, certes c'est égocentrique, mais c'est de la joie pure, l'élan vers, et moi, j'y réponds par une pirouette, genre j'en ai rien à foutre de ton élan, c'est gravissime et je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à présent , un peu quand même, ce côté dur de mon père, exigeant, mais je me prends pour qui?
Il faudrait pouvoir être neutre, ne pas rejeter l'Autrel' accueillir comme une bonne mère, celle dont on garde l'image au fond de soi, ou être comme ces religieuses dont on sait qu'on trouvera chez elle l'amour pur sans désir, sans contradiction, sans emprise.
Le désir, c'est ça le pb.
C'est trompeur et en même temps essentiel, momentané et instable( où est l'objet de mon désir? partout? dans la vie) il ne fonde aucun amour et pourtant c'est par lui que le monde est monde.
Il donne mauvaise conscience( Adam et Eve)affaiblit, et dans cet état de désordre dans lequel il nous met, on finit par ne plus avoir de conscience du tout.
Je voudrais bien essayer de comprendre cela.
Pour certains, les hommes en général, l'absence de paroles, de mots et de communication n'est peut-être qu'une manière absolue de participer et de communiquer , d'être au monde. J'ai du mal avec les gens qui ne parlent pas,( et je sais bien pourquoi!) et c'est pire encore avec ceux qui parlent trop, mais je dois absolument accepter cela, sans forcement juger par rapport à mon histoire. En fait je passe mon temps à juger les autres en fonction de moi. Pourtant il me semble que je suis loin de détenir la vérité, et chaque rencontre avec autrui est là pour me le rappeler.
J'en ai marre de cette configuration -oedipienne-?? où je ne fais que jouer le jeu des relations merdiques parce que moi même j'impose des relations merdiques et de pouvoir.
Je sais bien que mon pb. est là, et il est pour moi d'une violence extrême, ce contraste entre cet amour que je porte aux autres, à l'humain en général, cet élan spontané vers les autres, et cette difficulté à accueillir en moi, l'amour d'un autre en particulier, dès que je sens que j'y perds une parcelle de liberté , je veux bien donner, mais pas recevoir. C'est dingue quand même!
Et si je ne reçois pas l'autre, si je ne lui laisse pas une place en moi, si je ne l'accepte pas tel qu'il est, dans sa différence forcément différent de moi, sans juger systématiquement sa façon d'être en fonction de critères intellos à la con, ou des apparences, où est l'amour dans tout cela?
J'ai beaucoup de travail à faire, il faut que je change et tout ne me semble pas perdu.
Lacher prise, est-ce si difficile? tout en gardant intacte la relation au monde et aux autres et à l'autre , et en restant simple, en ne compliquant pas tout.


4 Comments:
Il est au milieu de toi et de l'autre, et ce n'est peut-être pas toi qui porte l'amour aux autres mais lui qui te porte. N'y vois pas de leçon, juste une conversation.
Embarrassant d'être soi ? Se porter aux nues parfois ça soulage, ne jamais le faire serait stupide. Connais-tu des légendes qui en parle ?
Je te rejoins quand tu dis que le désir, c'est ça le problème. Humain, trop humain, mais que sommes-nous d'autre ?
Ecouter.
la première des choses à faire.
Ecouter, c'est déjà accueillir.
L'autre.
Partager les idées ,ensuite.
Sans rien imposer.
Que le sceau de la compréhension.
>> ( je sais qui tu es)l'amour virevolte parmi nous, et il nous porte, d'accord, mais cela veut-il dire que l'on est interchangeable et que l'amour est le même pour tous (très catho ça)
non ce n'est pas embarrassant d'être soi,
l'amour c'est ce qui peut arriver de mieux dans la vie, la relation à l'autre,le désir
c'est le seul espace de liberté qui nous est laissé , c'est aussi une prise de risque , ça nous engage tout entier, comment resister ??? l'unique façon de comprendre quelque chose au monde?
quand tu parles de légendes, qui parlent de quoi? de l'amour oui, en Inde il y a de très beaux textes sur l'amour,
je pense que les civilisations orientales ont une autre façon d'aimer,et une autre notion du plaisir, nous on est englué dans nos ppes catholiques, bon c'est pas grave, on fait avec!
>> voiker, bonjour, bien sûr l'écoute
la 1ère mais pas évidente pour tout le monde.
l'écoute , le silence entendu,
partager des idées, c'est vraiment secondaire , je suis d'accord evec toi, mais
l'intelligence, la présence, la gentillesse, l'attention aux autres, le rire et le jeu, les correspondances des âmes,
pas toujours facile mais c'est pas mal;
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