lundi, septembre 19, 2011

C'est marrant je n'ai même pas faim ce soir. J'ai laissé passer l'heure et je vois qu'il est déjà 20h37. Je suis seule et je savoure... un peu car si j'aime la solitude c'est aussi parce que je sais qu'elle ne dure pas. Pas de soleil aujourd'hui, pluie dégoulinante et pas d'insecte, pas de mouches aux ailes roses ni d'abeilles, pas de visite du facteur, (ahaha) ça peut sembler bizarre que je dise cela, mais c'est devenu un ami qui vient boire le café le matin, et qui aime discuter de la vie... j'ai continué la traduction du texte espagnol, je le trouve assez moyen ce texte en ce sens qu'il insiste particulièrement dans sa deuxième partie sur les méfaits des industries agroalimentaires et le lent suicide, la lente extinction des gestes paysans, de la vie paysanne, et du passé de chacun, au fond. Car ce passé n'est pas si lointain finalement et nous connaissons tous  des gens qui ont travaillé la terre dans nos familles. C'est la façon de le dire qui me gêne un peu. Et là je sens bien qu'il y a une différence au niveau de la langue, des mots utilisés qui sont tous des mots -valises, des mots politiques, des mots déjà tant de fois entendus qu'ils n'ont plus de substance, qui ont perdu leur sens en route et qui gardent cependant leur valeur, leur pouvoir comme les institutions qu'ils représentent. Je ne suis pas certaine qu'un lecteur s'y retrouve dans cette diatribe contre les industries agro alimentaires-- qui ont éloigné le paysan de sa terre. en attendant ici il fait froid. Je pense à Vincent qui est seul dans son appart et qui vient de m'appeler pour l'assurance. Olivier est sorti et M. est à Paris. J'ai passé une partie de la matinée à traduire, et l'après-midi à faire de la couture, à reposer les grands rideaux du salon, ce qui m'a pris un temps fou et m'a énervée car je ne suis pas très dégourdie. J'ai du recommencer les ourlets plusieurs fois. C'est désolant quand-même pour une nana! A part ça,  j'ai l'impression ce soir de ne plus être du tout au milieu d'une vie de famille.   

4 Comments:

Blogger mémoire du silence said...

Il y aurait beaucoup à dire sur ton texte qui parle de beaucoup de choses... et de choses qui me tiennent à coeur : les repas à l'heure espagnole, le travail de la terre,des ancêtres, la particularité des langues, les enfants, la famille, la séparation, la présence à distance, l'amour, les mecs, les nanas etc etc etc la patience, le travail, la répétition, le recommencer, etc etc etc ....

alors comme il serait très long et peu commode de parler de tout cela par com... je t'offre cela ... c'est un bonheur, à l'écoute de ceci on se sent léger, adroit et non abandonné, on se sent aimé et aimant... :

http://www.youtube.com/watch?v=BP8OUQcIgGI

21:26  
Blogger jean-luc saint-marc said...

Hummm !!!
superbe cette tranche de vie

mêmes les rideaux n'ont rien à cacher

l'enfonceur de portes ouvertes se ramasse une volée de bois vert

le facteur contemple le vercors et distribuera le courrier dès demain

c'est de la bonne lecture, même pour un mec !!

:-D

18:13  
Anonymous w. said...

@ maria, merci c'est très beau, je connaissais mais j'avais oublié un peu...
amitié

20:00  
Anonymous w. said...

@çao, c'est marrant que ça te plaise,une tranche de vie oui; et toi quand est-ce qu'on te lit --- de ton petit bureau-- entouré de plantes, ou dans ta cuisine en train de préparer le dîner... non je rigole;) et t'envoie des bisous.

20:05  

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