samedi, novembre 13, 2010

Ce qui se cache sous nos yeux. Des formes. La ligne du Vercors avec lenteur entre dans mon regard.  La lenteur de son apparition, toujours différente selon les heures du jour. La lumière de l'hiver donne à chaque arbre son nom. Quand toutes les feuilles sont tombées, je cherche à retrouver le nom de chaque arbre, et à regarder le port de chacun pour tenter de comprendre. Trop haut, trop de branches, trop d'entrelacs sur le vieux poirier. Le poids de la neige bientôt.  Maintenant il y a de la mousse et des moisissures sur le tronc des pruniers, du poirier et d'autres arbres. Je ne sais pas quoi faire. Je n'ai jamais vécu dans ce lieu inconnu des arbres. Je ne faisais que les regarder avant. Les admirer de loin. Or désormais, passer la main dans les fissures, les effleurer, gratter, couper, écorcher, panser les blessures de l'écorce, du bois, je dois faire cela désormais. C'est comme blanchir, plier, ordonner. Ranger. Ramasser les feuilles, aller à la décharge les porter. Des sacs et des sacs.  Afin de ne pas être envahi, étouffé sous le poids des feuilles, des branches, et dans la maison, des objets et des livres. Après ce sera l'hiver. Mais pour l'instant du soleil et mes cheveux sont mouillés.

2 Comments:

Blogger jean-luc saint-marc said...

pendant que l'écrivaine ramasse les feuilles mortes qui encombrent sa terrasse, les bourgeons des arbres sont prêts à affronter l'hiver, chacun avec son style caratctéristique, avant d'exploser au prochain printemps, gorgés de sève !

15:55  
Anonymous V said...

Le compostage n'est pas réservé à la société des chemins de fer.

19:03  

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