mercredi, janvier 20, 2010

Le sud, c'est le rivage de mon enfance parsemé d'étoiles où fait escale le mistral avant de souffler sur les vagues. C'est une succession de jours heureux, fertiles d'amitiés et de rires. C'est l'arrivée des pêcheurs et leurs filets largement étalés, rapiécés tout au long de l'hiver et la tendresse un peu rude des femmes qui préparent l'aioli dans les petites barraques du port du mourillon et  embrassent chacun  en le serrant dans leurs bras. C'est le vol des oiseaux compagnons des déesses de la mer et des sirènes dont les visages à l'aube sont encore sur le sable,  l'empreinte silencieuse des vieux palmiers qui les soirs d'hiver froid ramène  le vif bonheur de vivre, comme un tatouage au coeur. c'est l'oiseau qui meurt dans un labyrinthe des cafés de la basse ville et l'aveugle qui passe devant une ancienne fumerie d'opium en se rappelant sa jeunesse de midship, c'est zaza une très jolie femme qui termine sa vie, dans un vieil hopital du Faron. Et plus loin c'est la provence des pins et des épineux, qui veille l'amour, l'été doré les hivers des vieux villages et les sources.