15.
Ce matin sur la route d'uriage, une multitude de tableaux dont un peintre aurait pu brosser l'aquarelle.
la vie simple, lumineuse, des fleurs en cascades débordant de tous les jardins, des rosiers, des coquelicots, des meules de pailles dorée bien rangées dans les champs sur lesquelles la lumière
s'attise, des pêcheurs au bord de la rivière, des travailleurs sur la route , des marchés de couleurs,
des sourires. Je passe devant les jardins ouvriers qui me bousculent le coeur .Les voir de près , les photographier, j'aimerais mais je n'ose pas.
Dans le livre la parole est parfaite et péremptoire.
j'émigre au jardin.
Le héron
du bec la courbure
des pattes brindilles
du dos la plume
et la drôle de dégaine
qui aurait surpris
La Fontaine.
" la sculpture fait chier la mort" je ne sais de qui est cette phrase . Très drôle , j'ai pensé au premier abord
et puis en même temps , revenait l'image tragique de ces milliers de corps , restes d'os gravés dans la pierre et la terre des camps, de ces morts partout ailleurs aussi dont les corps ont sculpté leurs marques, ces cadavres devenus cadavres par la main de l'homme, aussi, et cette phrase ne me fait plus rire du tout.
( cahiers de l'oisans 11.06.06)
Ce matin sur la route d'uriage, une multitude de tableaux dont un peintre aurait pu brosser l'aquarelle.
la vie simple, lumineuse, des fleurs en cascades débordant de tous les jardins, des rosiers, des coquelicots, des meules de pailles dorée bien rangées dans les champs sur lesquelles la lumière
s'attise, des pêcheurs au bord de la rivière, des travailleurs sur la route , des marchés de couleurs,
des sourires. Je passe devant les jardins ouvriers qui me bousculent le coeur .Les voir de près , les photographier, j'aimerais mais je n'ose pas.
Dans le livre la parole est parfaite et péremptoire.
j'émigre au jardin.
Le héron
du bec la courbure
des pattes brindilles
du dos la plume
et la drôle de dégaine
qui aurait surpris
La Fontaine.
" la sculpture fait chier la mort" je ne sais de qui est cette phrase . Très drôle , j'ai pensé au premier abord
et puis en même temps , revenait l'image tragique de ces milliers de corps , restes d'os gravés dans la pierre et la terre des camps, de ces morts partout ailleurs aussi dont les corps ont sculpté leurs marques, ces cadavres devenus cadavres par la main de l'homme, aussi, et cette phrase ne me fait plus rire du tout.
( cahiers de l'oisans 11.06.06)


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